La Bolivie, à l’aube de ses premières primaires, par Guillermo Montano

 

 

 

 

 

 

 

 

La Bolivie, à l’aube de ses premières primaires, par Guillermo Montano

INTERNATIONAL le 13 janvier 2019

https://www.jetdencre.ch/la-bolivie-a-laube-de-ses-premieres-primaires

 

Les premières élections primaires de l’histoire de la Bolivie auront lieu le 27 janvier prochain. Anciens ministres, militantes féministes, journalistes, artistes, hauts fonctionnaires, commerçants, enfants de la rue, universitaires… Guillermo Montano s’est rendu en terres boliviennes pour recueillir un large éventail de points de vue dans la perspective de ce grand rendez-vous citoyen. Il nous livre son analyse.

 

Le 24 août 2018, avec l’adoption de la nouvelle loi sur les partis politiques, le parlement bolivien approuvait aussi l’obligation faite aux formations souhaitant participer aux joutes électorales de se soumettre à l’exercice encore inédit en Bolivie des élections primaires internes. Opportunité d’approfondir la démocratie pour certains, manœuvre pour mettre en difficulté l’opposition pour d’autres, toujours est-il que les premières primaires boliviennes auront bien lieu le 27 janvier prochain. Le Tribunal suprême électoral (TSE), entité chargée de leur organisation, vient de valider la participation de neuf binômes, dont celui très controversé du président et du vice-président en exercice, Messieurs Evo Morales et Alvaro Garcia. Au-delà des bienfaits théoriques de l’exercice, comment les Boliviennes et les Boliviens vont-ils investir ce tout nouvel espace d’expression citoyenne ? Survol du contexte et bouts de réponse1.

Un pays en transition2

Le 18 décembre 2005 après plus de vingt ans de gouvernements conservateurs incapables d’améliorer la qualité de vie de leurs populations, la Bolivie, en choisissant Evo Morales comme président, s’engageait avec espoir dans l’aventureuse voie du changement. La concrétisation de cet extraordinaire projet – fragilisé par des discordances au niveau de ses fondements idéologiques3 et furieusement malmené par l’hostilité viscérale de milieux minoritaires capables d’une très active et pernicieuse résistance4 – s’annonçait pourtant compliquée. Malgré ces vents contraires, la promesse de « temps nouveaux » faite par le Mouvement vers le socialisme (MAS) eut le mérite d’enchanter des pans entiers de la société bolivienne et parvint, lors de sa formulation, à susciter un formidable enthousiasme autour d’elle.

La conscience naissante à l’échelle internationale que de nouvelles manières d’envisager la vie en société étaient nécessaires et une approche économique particulièrement originale sont probablement deux des raisons qui expliquent pourquoi un processus aussi téméraire a pu être perçu à un certain moment comme étant plausible5. Par son amplitude et sa profondeur, cette singulière démarche a été à l’origine d’incroyables ouvertures dans l’imaginaire bolivien. Le pays a commencé ainsi à se percevoir et se projeter autrement, ouvrant la voie à une prolifique, étonnante et hétéroclite émergence de contemporanéités nouvelles.

Les grandes majorités, celles historiquement exploitées et discriminées, investissent désormais ces nouveaux créneaux avec engouement. Par contre, une partie des milieux autrefois privilégiés s’accrochent encore aujourd’hui, parfois inconsciemment, à des formes de déni et de résistance empreintes de mauvaise foi, de mépris et d’un racisme insidieux qui n’ose pas dire son nom.

Nul n’ayant l’entière maîtrise des facteurs pouvant déterminer la réussite des mesures envisagées, prises en tenaille entre enthousiasme et sabotage, il était clair depuis le début que la matérialisation du processus de changement bolivien allait être extrêmement laborieuse. C’est surement pour cela que la feuille de route du gouvernement ne visait dans un premier temps qu’une « simple » mise en mouvement via l’application à la fois prudente et volontariste de politiques de transition dans trois domaines prioritaires : la reconquête de la souveraineté, la réactivation productive et la décolonisation des institutions de l’Etat6.

 

 

Quel bilan après 13 ans ?

Traversés par de grands espoirs et de nombreux compromis, les premiers résultats du processus de changement bolivien ne pouvaient être que paradoxaux. Comment expliquer par exemple que cet ambitieux projet de transformation, celui-là même qui a chamboulé de bout en bout le fonctionnement du pays, ait étonnamment débouché sur la plus longue période de stabilité politique et financière de son histoire7 ? Ou comment encore expliquer que la diminution incontestable du niveau de pauvreté ait été accompagnée par des constants accroissements des bénéfices des entreprises privées8 ? Ces déconcertantes réussites et bien d’autres qu’on ne développera pas dans cette analyse9 ne doivent toutefois pas nous faire oublier qu’après plus de dix ans de travail le processus a aussi ses points faibles.

Il y a en effet des dossiers sur lesquels aucune avancée significative n’a été opérée, soit parce qu’il s’agit de problèmes structurels dont la solution ne peut être imaginée que sur la durée, soit parce que le travail fait n’a pas porté les fruits attendus. Relèvent de cette catégorie : l’asymétrie qui caractérise les alliances stratégiques conclues avec des colosses de l’économie mondiale comme la Chine et la Russie, la toujours faible industrialisation du pays, mais aussi et surtout des maux endémiques comme le racisme interne, la corruption, le machisme, la consommation abusive d’alcool ou la violence au sein des familles10.

On peut donc faire le constat que l’évolution des mentalités et des comportements a énormément de peine à suivre le rythme des progrès réalisés en termes d’infrastructure et de matérialité. Ce décalage constitue le principal talon d’Achille du processus et montre avec acuité que les modalités de sa mise en œuvre n’ont pas encore suffisamment incité les citoyens et ceux qui les représentent à adopter des manières de penser et d’agir indispensables à la pérennisation des changements envisagés.

De plus, sur le plan politique, sous l’effet corrosif des résistances conservatrices et des maladresses gouvernementales, des regrettables régressions commencent également à prendre corps : récupération des déceptions au travers de plateformes contestataires dépourvues de substance discursive, neutralisation des mouvements sociaux via l’établissement de liens organiques avec l’appareil d’Etat, refus des partis d’opposition de se repenser dans le cadre du processus en cours, incapacité du gouvernement à renouveler son leadership, durcissement des points de vue, disparition des espaces de concertation et, par conséquent, violente polarisation du climat politique avec la résurgence, de part et d’autre, de pratiques très en dessous du rêve d’une Bolivie habitée par la sagesse11.

Tout bien considéré, la Bolivie de 2018 n’est plus celle de 2005 et même si la tant souhaitée transition vers le changement n’est pas encore un fait irréversible, le pays a déjà bougé et continue à le faire. Indépendamment du fait qu’une partie significative de la population souhaite un renouvellement à la tête du pays, il est indéniable que ceux qui trouvent encore du sens aux mouvements en cours et se disent prêts à en découdre pour les préserver sont toujours nombreux12.

Les enjeux du moment

En relevant de gros défis, la Bolivie s’est créé des opportunités exceptionnelles : nombreuses initiatives gouvernementales ont aujourd’hui le statut de véritables politiques d’Etat et certaines d’entre elles ont même acquis une envergure continentale13. Dans ce nouveau contexte, il est plus sensé pour le pays d’aller de l’avant que de retourner en arrière. Se rediriger vers la république féodale du XXe siècle serait absolument absurde. Après un premier pas extrêmement difficile et indépendamment des résultats des prochaines élections présidentielles, la majorité de la population semble en effet ne pas avoir envie d’en rester là et rêve d’un deuxième pas qui consolide les avancées obtenues tout en corrigeant les dérives déjà repérées. Un certain nombre d’enjeux sont cruciaux dans cette perspective.

Le premier est celui d’une meilleure compréhension par les citoyens boliviens de la profondeur éthique des changements visés et de la part de responsabilité de tout un chacun au niveau de leur concrétisation. Un projet de la stature du processus bolivien ne peut pas aboutir sans qu’un changement de mentalités s’opère. Or la passivité des citoyens sur ce plan et le reflexe qui consiste à rendre le gouvernement seul responsable des maux qui affectent le pays condamnent la société bolivienne à un dangereux immobilisme.

Un deuxième enjeu concerne la nécessité de rendre plus cohérente l’armature conceptuelle du projet, en particulier au niveau des éléments idéologiques ayant tendance à se contredire mutuellement (par exemple le principe de confrontation contenu dans le slogan révolutionnaire « patria o muerte », versus l’esprit de complémentarité prôné par la philosophie indienne du « vivir bien »)14.

Le troisième défi que la Bolivie doit impérativement relever est celui de la dépolarisation du climat politique, de la régénération des espaces de concertation et de l’assainissement des modalités de gouvernance. Seule façon de permettre la reconstitution de volumes de sérénité et de lucidité suffisants pour relancer intelligemment le processus.

En quatrième lieu, sur la base d’une lecture du chemin parcouru, une redéfinition de priorités s’avère nécessaire. En plus de l’affermissement de la souveraineté nationale et du maintien réfléchi de la justesse des politiques économiques, d’autres sujets réclament un traitement privilégié : la préservation de l’indépendance des organisations de la société civile et une plus grande responsabilisation personnelle vis-à-vis des changements en cours font partie de ceux-ci. En effet, la loi contre le racisme, la loi sur la prévention de la consommation excessive d’alcool et la loi contre les violences faites aux femmes, entre autres, nécessitent aujourd’hui, pour ne pas devenir des écrits sans âme, une mise en action qui n’est plus à ce stade du ressort de l’Etat mais de chaque citoyen !

Finalement, pour ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions de l’Etat, il y a un enjeu méthodologique majeur autour de la manière de gouverner, en particulier de la façon de prendre l’avis de la rue, y compris celui de cette partie de la population qui résiste encore à la mise en place d’une nouvelle Bolivie.

Au regard de ce qui précède, il est clair que ce qui devrait concentrer l’attention des Boliviens en ce début d’année est bel et bien la mise en place d’un large échange d’idées permettant l’identification des ajustements concrets capables de donner de nouvelles impulsions aux évolutions en cours. Les inévitables querelles autour de la détermination de l’organisation politique ou du leader le mieux à même de conduire avec succès ces réglages, bien qu’incontournables, ne devraient pas prendre l’ascendant sur l’urgence de débats citoyens à propos de la manière de revigorer et réorienter le processus.

 

Et les primaires donc…

Pilotées par un Tribunal suprême électoral qui vit depuis plusieurs mois une crise aigüe marquée notamment par une impressionnante série de démissions, investies à contrecœur par les partis d’opposition dont certains espèrent toujours obtenir l’annulation, suivies avec réticence par les citoyens n’adhérant à aucune des formations en lice, les primaires de janvier 2019, malgré leur valeur intrinsèque, ne semblent pas être de nature à marquer les esprits15.

Le TSE, en acceptant le 4 décembre 2018 la candidature du binôme Evo Morales-Alvaro Garcia, a déclenché comme tous le prévoyaient la colère et la mobilisation des différents secteurs de l’opposition bolivienne16. Du pain béni pour tous ceux qui – à l’intérieur et à l’extérieur du pays – s’accommodent bien des tensions, de la violence et de l’absence de débats. Une circonstance catastrophique pour la majorité de la population bolivienne qui en a par-dessus la tête des conflits dont elle sait qu’ils n’apporteront rien de positif.

Côté partis, le MAS semble prêt pour l’exercice et affiche déjà une incommodante confiance. En ce qui concerne les partis d’opposition, ils font preuve d’une douteuse ambivalence : très critiques quant à l’introduction accélérée du dispositif, la plupart d’entre eux ont pourtant déjà demandé et obtenu le droit d’y participer. Bon signe ? Une partie de l’énergie qu’ils consacrent à attiser les feux de la confrontation pourrait-elle être ainsi investie dans les débats internes propres aux primaires ? Absolument pas car tous les partis pouvant participer à ces primaires (MAS y compris) ne présenteront que des candidatures uniques, le débat interne n’aura donc pas lieu. Le débat entre partis non plus car pour l’heure les formations de l’opposition refusent d’investir ce terrain. Ainsi dévitalisées, réduites à de simples exercices d’intronisation partisane, ces primaires n’apporteront visiblement pas grand-chose, ni en termes d’apaisement, ni en termes d’échange d’idées.

Au-delà de leur valeur principalement symbolique, ces primaires constitueront tout de même un premier test s’agissant de la capacité des partis d’être à la hauteur des enjeux qui secouent la Bolivie. Sauront-ils être vecteurs de sérénité ? Proposer une vision pour le pays ? Apporter des idées pour renforcer la solidité du processusbolivien ? Sauront-ils générer dans l’esprit de l’ensemble de la population un nouvel enthousiasme fédérateur ? Là encore, le doute est de mise car la formulation de programmes de gouvernement, condition sine qua non pour la tenue de débats sérieux sur l’avenir du pays, est pour l’instant désertée par les partis de l’opposition. Ce faisant, non seulement ils affaiblissent leur crédibilité auprès des citoyens non partisans, mais pire encore, ils privent l’ensemble du pays de ce dont il a le plus besoin en ce moment : des débats de fond permettant de dégager des terrains d’entente sur lesquels une saine gouvernance peut être reconstruite.

La manière originale dont ces primaires ouvriront la campagne en vue des élections d’octobre 2019 et les résultats sans surprises qu’elles produiront, ne manqueront cependant pas de donner des indications intéressantes pour la suite. L’importance et le profil de la participation par exemple permettront d’avoir une première idée du poids spécifique des partis en lice. Le nombre des voix qu’ils obtiendront aidera à soupeser leur ancrage citoyen et obtenir une première estimation du vote dur sur lequel ils pourront compter plus tard. La qualité des interventions publiques de leurs candidats donnera quant à elle un premier aperçu de la capacité de ces derniers à susciter l’intérêt de leurs éventuels alliés ainsi que la sympathie d’un électorat dont tout indique qu’il ne fera aucun cadeau au moment de glisser son vote dans les urnes.

Les candidats en compétition ont-ils la stature nécessaire pour gouverner un peuple qui a appris à ne pas se laisser faire ? Pour l’heure, neuf binômes sont encore tentés par l’idée de prendre les rênes du pouvoir. Néanmoins peu d’entre eux sont réellement en condition d’obtenir des scores respectables au premier tour. En outre, et c’est assez surprenant, parmi les candidats conservateurs les plus suivis, il y en a qui donnent l’étrange impression de manquer de conviction. Ils enchaînent les actes manqués et adoptent des postures susceptibles de leur faire perdre des voix, tout en parlant déjà de fraude massive. Seraient-ils plutôt dans une logique insurrectionnelle qu’électorale ? Le double jeu auquel ils se livrent, propre à des tactiques de déstabilisation bien connues, pourrait le laisser penser. Ou bien auraient-ils tout simplement peur de gagner ? On pourrait, là aussi, le concevoir tant il est sûr que, dans un pays devenu exigeant, le vainqueur sera, à coup sûr, attendu à chaque tournant y compris dans ses propres rangs17. Affaire à suivre.

 

Références:

  1. Pour déchiffrer correctement ce qui est en train de se passer aujourd’hui en Bolivie, il est indispensable de bien prendre la mesure des dégâts durables produits par l’asservissante ingérence qu’elle subit depuis plusieurs siècles mais aussi de la portée émancipatrice de la singulière révolution dont elle est, depuis 2005, l’héroïque protagoniste. Bien saisir la « longue et difficile marche » du peuple bolivien vers sa concrétisation nécessite qu’on lui accorde le droit de nous surprendre.
  2. Le sociologue Fernando Mayorga dans l’introduction de son essai “Cambio politico y transicion estatal en Bolivia” insiste sur le rôle décisif du gouvernement actuel dans la métamorphose du pays : http://www.flacsoandes.edu.ec/system/tdf/agora/files/1233169354.1210707745_1__2.pdf?file=1&type=node&id=61149
  3. On parle ici des discordances entre des notions telles que socialisme communautaire et capitalisme indien ; entre approches économiques misant sur l’extractivisme et approches centrées sur la préservation de l’environnement ou encore entre des philosophies conçues autour de la confrontation et d’autres articulées sur la complémentarité. Katu Arkonada, dans un article sur le processus bolivien, évoque certaines de ces contradictions :  http://www.rebelion.org/noticia.php?id=131899
  4. Parmi leurs modes opératoires figure le recours au montage de campagnes médiatiques s’inscrivant dans la droite ligne de ce « parajournalisme » dont les fake-news constituent l’expression contemporaine la plus visible. Earle Herrera, professeur à l’Université Centrale de Venezuela, nous dit dans son article ce qu’il pense de cette particulière manière de faire : http://www.radiomundial.com.ve/article/paraperiodismo
  5. Viviana Diaz Frias nous dit un peu plus sur le modèle économique bolivien : https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=881249:le-modele-economique-social-communautaire-productif-et-le-qmiracle-bolivienq&opcion=pl-ver-noticia&catid=69&Itemid=101
  6. Luis Alberto Arce Catacora, ancien ministre de l’économie, explique ce choix et d’autres particularités du modèle bolivien dans la revue « Eco-Plural » publiée en août 2015.
  7. Gerardo Quelca Salazar, Directeur de Recherche à l’Autorité de supervision du système financier bolivien, dans un article publié en janvier 2018, commente l’effet stabilisateur de la corrélation entre continuité politique et performances économiques : https://www.paginasiete.bo/opinion/2018/1/29/estabilidad-poltica-estabilidad-sistema-financiero-168072.html#!
  8. Francisca Guerrero de la revue « Pulso » décrit et analyse les caractéristiques de cet apparent paradoxe :  http://www.pulso.cl/economia-dinero/milagro-economico-los-doce-anos-evo-morales-poder/
  9. Des interviews faits en Bolivie entre août et septembre 2018 soulignent l’importance de concrétisations fortes telles que l’approbation d’une nouvelle et très originale constitution, la nationalisation des ressources premières et la reconnaissance formelle des nations indiennes et leur présence désormais effective dans les sphères du pouvoir. Ils signalent aussi des efforts remarquables tendant à moderniser l’administration publique ainsi que la mise en place des mécanismes de décentralisation qui permettent aujourd’hui aux communautés paysannes d’accéder, beaucoup plus que par le passé, à des ressources avec lesquelles de vrais projets de développement locaux peuvent enfin commencer à être envisagés.
  10. Synthèse personnelle sur la base d’interviews faits en Bolivie entre août et septembre 2018.
  11. En effet, l’immorale manipulation de l’opinion publique, ayant biaisé les résultats de la votation du 21 février 2016, empêchant Evo Morales de briguer un nouveau mandat, et la discutable sentence du Tribunal constitutionnel plurinational du 28 novembre 2017 l’autorisant finalement à le faire, ne sont pas – et de loin – les faits les plus glorieux de l’histoire politique bolivienne.
  12. Synthèse personnelle sur la base d’interviews faits en Bolivie entre août et septembre 2018.
  13. Par exemple le couloir ferroviaire interocéanique reliant le port de Santos au Brésil avec des ports péruviens : https://blogs.mediapart.fr/guillermo-saavedra/blog/221217/corridor-bi-oceanique-projet-qui-unit-les-ports-de-latlantique-et-du-pacifique
  14. L’archipel de compromis sur lequel repose leprocessus bolivien contient des éléments dont la logique n’est pas encore suffisamment rendue cohérente.
  15. Appréciation personnelle sur la base d’un suivi des actualités sur le sujet.
  16. Evo Morales arrive en 2019 au terme du nombre de mandats prévus par la constitution bolivienne, mais son parti, moyennant un mécanisme d’interprétation constitutionnelle, a obtenu l’autorisation de soumettre sa candidature au verdict du peuple une nouvelle fois.
  17. Synthèse personnelle sur la base de discussions informelles maintenues en Bolivie entre août et septembre 2018 avec un large éventail de citoyens boliviens.

 

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