Suisse/Votation populaire du 25 novembre 2018-Résultats, opinion…presse

 

 

 

 

 

 

 

 

Suisse/Votation populaire du 25 novembre 2018

Le 25 novembre 2018, le peuple suisse s’est exprimé sur les trois objets suivants:

Initiative pour les vaches à cornes

Initiative pour l’autodétermination

Surveillance des assurés

Le Conseil fédéral

Le portail du Gouvernement suisse

 

Info sur les résultats : https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/votations/20181125.html

 

VOTATIONS DU 25 NOVEMBRE 2018

Juges étrangers, vaches à cornes et détectives dans les urnes

Par Katy Romy (Swissinfo.ch)

Les citoyens suisses se prononceront ce week-end sur l’initiative «Pour l’autodétermination», l’opportunité de laisser leurs cornes aux bovins, ainsi que sur la surveillance des assurés. Ils devraient, selon les derniers sondages, refuser de faire primer le droit suisse sur le droit international.

L’image d’Epinal d’une Suisse rurale où les vaches à cornes sont reines, capable de décider seule sans influence de ses voisins et où les détectives surveillent les assurés, sera questionnée lors des votations fédérales de dimanche.

Le peuple doit répondre à trois questions. La Constitution doit-elle primer sur le droit international? Les agriculteurs doivent-ils recevoir une aide financière s’ils laissent leurs cornes aux vaches? Et des détectives doivent-ils pouvoir espionner les assurés?

«Juges étrangers»

L’initiative pour l’autodétermination est l’objet qui pourrait avoir le plus d’impact sur les relations internationales de la Suisse, puisqu’elle questionne sa souveraineté.

L’Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) estime que le gouvernement et le Parlement ne mettent pas assez scrupuleusement en œuvre les résultats des votations populaires, et ceci afin d’éviter des atteintes au droit international. Pour que les décisions prises par le peuple suisse priment sur le droit international, le premier parti de Suisse a ainsi lancé l’initiative populaire «Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination)»Lien externe. Le texte demande d’inscrire dans la Constitution un article stipulant que la Constitution suisse est la source suprême du droit helvétique. Les auteurs de l’initiative affirment ainsi défendre la démocratie directe.

Le gouvernement, la majorité du Parlement et des partis ainsi qu’une large alliance d’opposants issus de la société civile recommandent de rejeter le texte. Ces derniers craignent un affaiblissement des droits de l’Homme, la remise en question de traités internationaux, une instabilité juridique ou encore une menace pour la place économique suisse.

Les «juges étrangers» ne semblent pas faire peur aux citoyens du pays, qui rejetteraient l’initiative à 61% des voix, selon le dernier sondage de l’institut gfs.bern.

Cornes des vaches

«Heureux pays que celui qui peut voter sur les cornes des vaches!», estimait le sociologue et ethnologue Bernard Crettaz, interviewé par swissinfo.ch. Si l’objet soumis en votation fédérale dimanche fait sourire, il est pourtant sérieux, questionnant le bien-être animal et les limites d’une agriculture de plus en plus intensive. Les Suisses se prononcent sur l’initiative populaire «Pour la dignité des animaux de rente agricoles (Initiative pour les vaches à cornes)»Lien externe. Celle-ci demande à la Confédération de soutenir financièrement les agriculteurs qui décident de ne pas écorner leurs animaux.

A l’origine du texte: Armin Capaul, un paysan de montagne grison établi dans le Jura bernois. Celui-ci se bat contre l’écornage quasi-systématique des bovins et des caprins. Il dénonce une intervention lourde et douloureuse; le bourgeon de la corne est brûlé au moyen d’un fer chaud. Pour lui, les cornes jouent un rôle en matière de communication, de digestion, de soins et de régulation de la température corporelle. En outre, l’agriculteur estime qu’il est possible d’élever des bovins à cornes en stabulation libre en leur donnant davantage d’espace pour évoluer sans risquer de se blesser.

Le gouvernement et le Parlement recommandent aussi le rejet de ce texte, qui n’a trouvé des soutiens qu’auprès des élus Verts et socialistes. Les opposants évoquent le risque de blessures des animaux à cornes, le libre choix des paysans ainsi que l’absence de prise en compte des vaches de races sans cornes. Le suspense reste à son comble, puisque l’ultime sondage de l’institut gfs.bern donnait 49% de citoyens favorables au texte.

Surveillance des assurés

Les Suisses se prononcent aussi sur le système de surveillance des assurés. Une modification de la loi veut permettre aux assurances sociales de mandater des détectives. Un enquêteur pourra ainsi être chargé d’espionner un bénéficiaire d’une rente invalidité dans le but de déterminer si celui-ci est effectivement incapable de travailler. Il sera aussi autorisé à utiliser des photos ou des enregistrements de voix.

Des mesures de surveillance étaient déjà utilisées par la Suva (accidents professionnels) et l’assurance invalidité pour lutter contre d’éventuels abus. Elles ont toutefois été contraintes d’y mettre un terme, en octobre 2016, à la suite d’une décision de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui estimait que les assurances ne disposaient pas de bases légales nécessaires suffisantes. Le gouvernement et le Parlement ont alors approuvé une adaptation de la législation en mars 2018.

Indignés, un petit groupe de citoyens ont lancé un référendum contre la nouvelle base légale pour l’observation des assurés. Si personne ne conteste la nécessité de lutter contre les abus dans le domaine des assurances sociales, les opposants estiment que ces mesures donnent aux assureurs plus de pouvoirs que ceux de la police. Les élus de gauche ont vivement critiqué la révision adoptée au Parlement, qu’ils considèrent comme disproportionnée et préjudiciable aux droits fondamentaux et à la vie privée des assurés.

Selon le dernier sondage de gfs.bern, pour cet objet, les jeux semblent faits, puisque 59% des sondés accepteraient le recours à des détectives.

Source : https://www.swissinfo.ch/fre/politique/votations-du-25-novembre-2018_juges-%C3%A9trangers–vaches-%C3%A0-cornes-et-d%C3%A9tectives-dans-les-urnes/44561710

 

RTS INFO

Le suivi des votations fédérales

Publié hier à 11:38 – modifié hier à 21:08

L’UDC en échec avec son initiative sur l’autodétermination

– L’initiative de l’UDC pour “Le droit suisse au lieu de juges étrangers”, généralement appelée “initiative pour l’autodétermination”, a été rejetée dimanche par tous les cantons et par 66,25% des votants.

– C’est aussi non à la majorité des cantons à l’initiative populaire “pour la dignité des animaux de rente agricoles”, dite initiative pour les vaches à cornes. Le non s’élève à 54,72%. Six cantons et demi-cantons, dont Genève et le Tessin, ont appuyé le texte.

– La modification de la loi fédérale du droit des assurances sociales, avec à la clé une modification de la base légale de la surveillance des assurés, est acceptée par 64,68% des Suisses. Seuls les cantons de Genève et du Jura ont dit non.

– La participation s’est élevée à 48%.

Suivi assuré par Eric Butticaz et Victorien Kissling

https://www.rts.ch/info/suisse/10019400-l-udc-en-echec-avec-son-initiative-sur-l-autodetermination.html?fbclid=IwAR2NpAV6PMh1gCxlwGkT-WhJy7lp9806TrCdDlIhEzeTcaTSlEjSabzaLDQ

 

INITIATIVE ANTI-DROITS HUMAINSLES SUISSES ET LES SUISSESSES DÉFENDENT LES DROITS HUMAINS EN VOTATION POPULAIRE

Communiqué de presse publié le 25 novembre 2018, Berne/Londres. Contact du service de presse
Le Secrétaire général d’Amnesty International, Kumi Naidoo a salué le rejet des citoyens et citoyennes de l’initiative dite «pour l’autodétermination» qui voulait faire passer la Constitution fédérale au-dessus du droit international.

Kumi Naidoo, Secrétaire général d’Amnesty International: «Les Suisses et les Suissesses ont montré ce week-end qu’ils ne se laissaient pas abuser par de fausses promesses. Ils ont démontré par les urnes leur volonté de vivre dans une société dans laquelle les droits humains sont valables pour toutes et tous.»

«Les politiciens et les politiciennes de Suisse et du monde entier doivent se rendre compte que la majorité des Suisses et Suissesses s’est exprimée par ce vote contre l’exclusion des plus faibles et des plus vulnérables de notre société.»

Manon Schick, directrice de la Section suisse d’Amnesty International, a déclaré: «En votant non à l’initiative, les citoyens et les citoyennes ont reconnu l’importance de la Convention européenne des droits de l’homme. C’est un vote clair en faveur de la sécurité du droit, de la séparation des pouvoirs et de la protection des minorités.»

«Le résultat clair de la votation populaire n’a été possible que grâce à l’engagement de très nombreux acteurs de la société civile et sympathisants d’Amnesty International qui ont sans relâche soutenu la Convention et la Cour européenne des droits de l’homme, et qui ont réussi à persuader la majorité de la population de l’importance du droit international et de la protection internationale des droits humains.»

Contexte

Le 25 novembre 2018, les citoyens et citoyennes suisses ont voté par référendum contre l’initiative dite «pour l’autodétermination» de l’Union démocratique du Centre (UDC). Selon la deuxième projection de SRG SSR (Société suisse de radio et télévision), l’initiative a été rejetée par environ 67 pour cent des voix.

L’initiative souhaitait inscrire dans la Constitution fédérale la primauté du droit national sur le droit international et demandait que les traités internationaux soient, «si nécessaire», dénoncés en cas de conflit avec la Constitution fédérale. Cela aurait compromis la protection internationale des droits humains en Suisse et aurait pu conduire à une dénonciation par la Suisse de la CEDH et à un retrait du Conseil de l’Europe.

LA CAMPAGNE DE VOTATION D’AMNESTY INTERNATIONAL

Amnesty International a mis toutes ses forces à disposition pour s’opposer à l’initiative «Le droit suisse au lieu des juges étrangers» et pour défendre la protection des droits humains. En 2014 déjà, à l’occasion du 40e anniversaire de la ratification par la Suisse de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), la Section suisse avait lancé une campagne de sensibilisation à l’importance de ce traité.

Comme l’initiative dite «pour l’autodétermination» faisait peser de lourdes menaces sur la protection des droits humains en Suisse, Amnesty a dû s’impliquer pleinement dans la campagne de votation. Depuis le lancement de sa campagne «Les droits humains font notre force – Non à l’initiative anti-droits humains» en mai 2018, les sympathisant·e·s d’Amnesty International ont mené plus de cent actions et organisé des événements dans toute la Suisse. Ils ont distribué 220’000 dépliants, se sont engagés dans des activités en ligne, ont rédigé des «courriers des lecteurs», etc. En outre, Amnesty a placé 650 affiches dans les petites et moyennes villes, envoyé un appel au vote à 2,5 millions de foyers et fait connaître ses arguments par de courtes vidéos.

https://www.amnesty.ch/fr/pays/europe-asie-centrale/suisse/convention-europeenne-des-droits-de-l-homme/docs/2018/les-suisses-defendent-les-droits-humains?fbclid=IwAR02tfJJA1NtQS5Qk4hAUi320kP233AiThSdWY61NHCnq-xx4oxAhcvqjeA

LE COURRIER.CH

SUISSE

Défaite de l’UDC, victoire des lobbies

DIMANCHE 25 NOVEMBRE 2018

PHILIPPE BACH

VOTATION

Dimanche, l’heure était au soulagement. L’UDC a bu la tasse. Son initiative dite «pour l’autodétermination» a été rejetée par 66% des votants, un taux bien plus net que celui prédit par les sondages. L’union sacrée entre la gauche et le reste du camp bourgeois a fonctionné. L’UDC n’a pas réussi à convaincre au-delà de son électorat habituel.

Ce qui est une bonne nouvelle pour la Suisse: le Heidiland médiéval avec des braves serfs obéissants qui n’osent pas regarder leur patron dans les yeux ne séduit plus autant. De là à prédire un déclin de la formation blochérienne comme le font certains, il importe de rester prudent. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que le souverainisme d’extrême droite séduit largement dans le monde, de Trump à Orban, en passant par Bolsonaro, sans oublier les brexiters.

Ensuite, en raison du poids des lobbies. Ce sont eux, les vrais gagnants du scrutin de dimanche. Certes, ils ont su préserver une Suisse un minimum respectueuse des droits fondamentaux, mais ils se sont surtout battus pour une ouverture économique garante d’accès aux marchés. Les libertés publiques ont bon dos si l’on considère le second objet mis en votation. Près de 65% des votants ont décidé de laisser la bride sur le cou des assurances sociales. Un terroriste aura droit à davantage de garanties juridiques qu’une personne en détresse psychique suspectée de tirer au flanc.

Un échec, et de taille, pour la gauche et les syndicats qui n’ont pas su se faire entendre et qui ne s’en sont sans doute pas donné suffisamment les moyens. Il conviendra d’être vigilants face aux excès annoncés de ce flicage des assurés sociaux. Le Conseil fédéral, Alain Berset en tête, a fait des promesses; quant à une mise en œuvre de cette loi respectueuse de la sphère privée. Gageons qu’il faudra rapidement les lui rappeler. Les assurances sont prêtes à tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît.

Et surtout il convient de ne pas se faire trop d’illusions sur la possibilité d’invoquer cette transparence accrue pour exiger la même rigueur dans le cadre d’autres luttes contre la fraude. Par exemple fiscale. Les mêmes qui invoquent la bouche en cœur les vertus de cette législation au nom de la préservation des intérêts du contribuables mettront les pieds au mur lorsqu’il sera question de surveiller un peu la vraie triche, celle des combines qui permettent d’éluder l’impôt, le scandale des forfaits fiscaux et la désastreuse concurrence entre cantons pour attirer les hauts revenus.

La fraude fiscale liée au secret bancaire coûte quelque 20 milliards de francs par an aux caisses publiques (15% du PIB suisse) ; l’espionnage des assurés a rapporté moins de 20 millions de francs l’an passé. Cherchez l’erreur. Ce week-end, une catastrophe a été évitée. Mais rien ou presque n’a été gagné.

 

https://ssp-vpod.ch/campagnes/contre-lespionnage-des-assures/refuser-la-chasse-aux-assures/

 

SOURCE : https://lecourrier.ch/2018/11/25/defaite-de-ludc-victoire-des-lobbies/

 

 

 

2018 11 25 votations

Communiqué de presse · Votations fédérales – 25 novembre 2018

 

La Suisse balaye l’initiative de l’UDC contre les droits humains

C’est à près de 66% que les votant-e-s ont refusé l’initiative de l’UDC dite pour «l’autodétermination» qui était en fait une attaque en règle contre les institutions internationales contraignant la Suisse à faire respecter les droits humains, en particulier la Cour Européenne des Droits de l’homme. solidaritéS se réjouit du refus de ce texte qui menaçait directement les droits humains en invalidant le pouvoir d’une institution qui constitue un point d’appui nécessaire contre les abus permettant d’obtenir justice pour les victimes.

Tout récemment, un rapport de la commission contre la torture des Nations Unies a par exemple rappelé à l’ordre la Suisse à propos des « renvois Dublin » vers l’Italie de migrant·e·s victimes de torture. Cette pratique, largement répandue en Suisse, viole la Convention contre la torture. Comme on l’a vu également avec les jugements sur la question de l’amiante, l’existence d’une instance internationale permet d’obtenir justice pour des personnes dont la Suisse refuse de reconnaître les droits.

Outre un rejet clair et net de l’initiative, ces résultats constituent un échec pour l’UDC et ses positions réactionnaires et anti-étrangers. Alors que les extrêmes droites ont le vent en poupe dans de nombreux pays européens et ailleurs, les votant·e·s suisses se sont clairement distancés de leur conception du monde en refusant de brader les droits humains.

 

La Suisse accepte un nouveau flicage des assuré·e·s

L’acceptation de la nouvelle loi permettant un renforcement particulièrement intrusif de la «surveillance» des assuré·e·s signe une nouvelle augmentation de la stigmatisation et de la répression des bénéficiaires d’assurances. Cette attaque contre la vie privée, orchestrée par une droite prétendument «libérale» vise comme par hasard les plus précaires et les plus faibles, alors que ce sont les mêmes majorités politiques qui prennent toutes les mesures pour maintenir l’opacité la plus totale sur les transactions financières, le monde bancaire et la fiscalité des nantis.

 

Contact

Jocelyne Haller, députée Ensemble à Gauche – Genève

https://www.solidarites.ch/common/fr/votations-elections/314-25-11-18-resultats-udc-flicage

 

Votation du 25 novembre 2018

Initiative anti-droits humains « pour l’autodétermination »
Les Socialistes saluent le résultat de cette votation et remercient les électeur-rice-s qui ont exprimé leur rejet clair de l’initiative. Notre Parti, à Genève comme en Suisse, s’est fortement mobilisé pour éviter que cette initiative mensongère ne soit acceptée. Nous sommes rassurés par la décision de la population suisse, qui permettra d’empêcher l’isolement de notre pays et l’affaiblissement des droits fondamentaux de ses habitant-e-s et qui démontre que la population n’est pas dupe face au discours de rejet et de repli sur soi distillé par l’UDC. Ce NON est un engagement ferme en faveur de la protection internationale des droits humains.

Cette initiative représentait une véritable menace pour tous les citoyens et citoyennes de notre pays. Grâce au refus du peuple, les conventions internationales que la Suisse a signées continueront de protéger les droits de la population. De même, la Cour européenne des droits de l’homme restera une instance essentielle à laquelle la population suisse pourra faire appel. Nous nous en réjouissons.

Surveillance des assurés
Le Parti socialiste regrette la décision du peuple suisse qui a largement accepté la base légale pour la surveillance des assurés mais salue le résultat genevois nettement opposé à cette réforme. La campagne mensongère menée par la droite a porté ses fruits, faisant croire que les fraudeurs étaient une majorité et que leur surveillance devait se faire au détriment du respect de la sphère privée. Le PS est d’avis que les abus doivent être punis mais rejette la culture de la méfiance et de la suspicion généralisée. Malheureusement, cette loi constituera une atteinte grave au respect des individus et donnera aux compagnies d’assurance des pouvoirs élargis.

Les Socialistes continueront leur combat contre la toute-puissance des assureurs et pour le respect des droits fondamentaux. Il sied finalement de rappeler que la fraude sociale, bien qu’elle doive être combattue, ne représente qu’une goutte d’eau en comparaison des milliards que coûte la fraude fiscale. La lutte contre cette dernière doit donc être la priorité des pouvoirs publics.

Vaches à cornes
Le Parti socialiste prend acte du rejet de l’initiative pour les vaches à cornes. Il remercie toutefois les électrices et électeurs genevois d’avoir accepté cet objet, conformément aux recommandations du PS. Cette initiative aurait permis de renforcer la protection d’animaux emblématiques de notre pays, dont l’élevage intensif ne garantit pas toujours des conditions de vie acceptables. Le résultat serré montre toutefois qu’une grande partie de la population souhaite que la question du bien-être animal soit intégrée dans la politique agricole.

Pour plus d’informations :

  • Gérard Deshusses, Président du PS genevois (079 605 67 84)
  • Caroline Marti, Vice-présidente du PS genevois (079 796 36 23)

Votation du 25 novembre 2018

 

dimanche, 25 novembre 2018 15:30

Votation du 25 novembre_L’initiative anti-droits humains et l’UDC sont désavoués!

Votation du 25 novembre_L'initiative anti-droits humains et l'UDC sont désavoués!

Les Verts Genevois se réjouissent du net rejet par la population suisse de l’initiative anti-droits humains. Ils regrettent en revanche l’acceptation de la loi sur la surveillance des assuré.e.s et le refus de l’initiative pour les vaches à cornes. A noter que les recommandations des Verts sur ces trois objets ont été suivies par une large partie de la population genevoise.  Ce qui démontre une fois de plus que notre parti est pleinement en phase avec les positions et préoccupations de la majorité des Genevois.e.s.

L’Initiative anti-droits humains et l’UDC sont désavoués

Les Verts genevois se réjouissent du rejet net par la population suisse (et par plus de 75% des Genevois.e.s) de l’initiative intitulée « le droit suisse au lieu de juges étrangers ». Les citoyen.ne.s ne se sont pas trompé.e.s face aux arguments souvent fallacieux des défenseurs de l’initiative, à savoir l’UDC et ses alliés. En effet, cette initiative ne visait pas à combattre les prétendus « juges étrangers » – un titre mensonger puisque notre pays est représenté par deux juges suisses au sein de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) – mais à s’attaquer aux principes de l’Etat de droit et au troisième pouvoir qu’est le système judiciaire. En s’attaquant à la CEDH qui protège les citoyens contre les abus de leurs Etats, l’UDC souhaitait invalider la protection des procédures et des minorités afin d’ouvrir la voie à la dictature de la majorité. Le refus net des Genevois.e.s démontre leur attachement à la protection des droits humains, dont Genève, qui accueille de nombreuses organisations internationales et non-gouvernementales, est l’un des berceaux au niveau mondial. Renforcer les droits fondamentaux tels que le principe de proportionnalité, la protection des minorités et les droits humains fait partie de l’ADN des Verts et de toutes les forces progressistes et nous sommes pleinement engagés à combattre fermement toute initiative néfaste de ce type.

Acceptation de la loi sur la surveillance des assuré.e.s

Les Verts genevois prennent acte de l’acceptation de la loi sur la surveillance des assuré.s. Une nouvelle qui est inquiétante car cette loi porte atteinte à la liberté individuelle, au respect de la vie de famille et de la sphère privée, pourtant protégés par notre Constitution et la CEDH. Sans remettre en question la nécessité de lutter contre les abus, qu’ils s’agissent d’assurances sociales ou de fraudes fiscales, cette loi est partiale, disproportionnée et crée un dangereux précédent. Ce quasi pleins-pouvoir accordé aux assureurs, grâce notamment à des outils d’observation très intrusifs, au-delà même des compétences de la police, est alarmant. Les Verts ne manqueront pas de maintenir une veille active pour la protection des assuré.e.s, tout en se battant contre le système d’assurance actuel qui brille par l’opacité de sa gestion. Le refus de ce texte par près de 60% des Genevois.e. nous conforte dans cette direction.

L’initiative « Pour les vaches à cornes » refusée de peu

L’initiative populaire « Pour les vaches à cornes » ne passe pas la rampe même si elle obtient un score très honorable ainsi que l’adhésion d’une large majorité des Genevois.e.s. Les Verts l’avaient soutenue parce que la dignité des animaux doit être encouragée et que le bien-être animal est une valeur essentielle. Il faudra désormais trouver d’autres méthodes afin d’encourager les éleveurs et les éleveuses à abandonner l’écornage.

Contacts 

Nicolas Walder, Président des Verts genevois
Frédérique Perler, Vice-Présidente des Verts genevois

https://www.verts-ge.ch/nos-idees/communiques-de-presse/item/5024#.W_u93DhKiM8

Sentiments mitigés après les votations d’aujourd’hui

dimanche 25 novembre 2018

Le Parti suisse du Travail – Parti ouvrier et populaire (PST-POP) est heureux et soulagé du refus de l’initiative d’autodétermination de l’UDC. L’initiative contenait un objectif caché qu’elle ne désignait pas par son nom. L’initiative a voulu renverser la Convention européenne des droits de l’homme adoptée par la Suisse et 46 autres pays et retirer les compétences de la Cour européenne des droits de l’homme instituée par cette Convention. Cet emballage trompeur a été rejeté par le peuple. Le projet de l’UDC a échoué, ce qui s’avère très bien !

En revanche, le PST-POP est déçu du OUI clair à la base juridique pour le contrôle des assurés. L’adoption de la loi est une victoire pour les lobbys des assurances, qui ont exercés d’énormes pressions sur le parlement, puis investi beaucoup d’argent dans la campagne électorale. Ce fait est très inquiétant pour le PST-POP. Les caisses d’assurance-maladie, l’AVS, l’AI ou la SUVA peuvent désormais contrôler les personnes assurées avec des enregistrements d’images et de sons dans le secteur privé. Une “suspicion fondée” de la part des compagnies d’assurance est suffisante. La loi touche donc toutes et tous les citoyennes et citoyens qui sont de facto placés sous une suspicion générale. Avec la nouvelle loi, les entreprises privées recevront pour la surveillance plus de droits que la police pour l’observation de potentiels terroristes. La PST-POP continuera à lutter pour la protection de la vie privée de tout le monde.

Le PST-POP est également déçu du rejet de l’initiative pour les vaches à cornes, dont il avait recommandé l’acceptation.

Parti suisse du Travail – Parti ouvrier et populaire, 25 novembre 2018

http://www.pst.ch/v5/spip.php?article547

 

 

 

Communiqué de presse
Dimanche 25 novembre 2018

Résultats genevois des votations populaires:

Genève dit 2xNON et 1xOUI!

 

Attachés aux droits humains et à la protection de la sphère privée, les votant-e-s genevois ont nettement rejeté l’initiative anti droits humains ainsi que la loi sur le flicage des assuré-e-s. Les Genevois-e-s ont également réitéré leur attachement à un traitement digne de la vie animale en acceptant l’initiative vaches à cornes. Ensemble à Gauche se réjouit de ces résultats cantonaux, qui constituent un désaveu clair des politiques réactionnaires et liberticides défendues par la droite et l’extrême droite. Au niveau national, si l’heure est à la fête au sujet du rejet de l’initiative anti droits humains, le OUI massif en faveur du flicage des assuré-e-s est très préoccupant.
 
Droits humains : NON clair et net
C’est à plus de 75% que les votant-e-s genevois-e-s ont refusé l’initiative de l’UDC dite pour «l’autodétermination», une attaque en règle contre les dispositifs internationaux prévoyant le respect les droits humains, en particulier la Cour européenne des Droits de l’homme. Ensemble à Gauche se réjouit du refus de ce texte qui menaçait directement ces droits, privant ainsi les victimes d’un point d’appui indispensable.
 
Tout récemment, un rapport de la commission contre la torture des Nations Unies a par exemple rappelé à l’ordre la Suisse à propos des « renvois Dublin » vers l’Italie de migrant-e-s victimes de torture. Ces renvois violent en réalité la Convention contre la torture. Comme on l’a vu également avec les jugements sur l’amiante, l’existence d’une instance internationale peut permettre d’obtenir justice pour des personnes dont la Suisse refuse de reconnaître les droits.
 
Outre un rejet clair et net de l’initiative, ces résultats constituent un échec pour l’UDC et ses positions réactionnaires et anti-étrangers. Alors que les extrêmes droites ont le vent en poupe dans de nombreux pays européens, les votant-e-s suisses se sont clairement distancés de leur conception du monde en refusant de brader les droits humains.
 
Genève résiste au flicage des assuré-e-s
Alors que la quasi-totalité des cantons a accepté la nouvelle loi permettant un renforcement intrusif de la « surveillance » des assuré-e-s, Genève l’a refusé à plus de 58%. Un non aussi massif que la défiance du corps électoral genevois vis-à-vis d’assurances qui abusent de leurs positions depuis des décennies. Seul le canton du Jura l’a également refusé. Malheureusement, l’acceptation fédérale de ce texte annonce une stigmatisation et une répression accrues des assuré.e.s.
 
Cette attaque à la sphère privée, orchestrée par une droite prétendument « libérale », vise les plus précaires et les plus faibles, alors que ce sont les mêmes forces politiques qui prennent toutes les mesures pour maintenir l’opacité la plus totale sur les transactions financières, le monde bancaire et la fiscalité des nantis.
 
Prochaine étape pour la défense des droits humains et le respect des libertés le 10 février 2019. Les électeurs-trices du canton seront appelés à se prononcer sur la loi Maudet qui entend imposer une version liberticide de la “laïcité”, contraire aux droits fondamentaux.
Personne de contact:
Pierre Vanek, 079 192 10 12
 
Ensemble à Gauche
Case postale 2070
1211 Genève 2

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